La Réforme et l'iconoclasme

L'impact de la Réforme protestante dans l'iconographie
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La Réforme Protestante

Après des temps de châtiments divins, guerres et autres famines, l’église traverse une période mouvementée entre 1517 et 1570, elle a en effet réussit résister à plusieurs hérésies au Moyen Âge, mais au XVIe siècle, de grands secteurs géographiques lui échappent définitivement. L’opposition nait entre l’Europe Méditerranéenne, latine et romaine, et L’Europe protestante du Nord-Ouest et du Nord. Le dialogue n’est pas rompu, mais chacun concevra une culture originale qui a imprégné les fidèles des campagnes. La Réforme a fournit une réponse aux problèmes religieux qui préoccupaient les nombreux chrétiens déçus de l’Eglise institutionnelle.

Le succès de la vague protestante s’explique par sa sensibilité religieuse, très vive. Elle assurait ainsi une présence face à la peur de la mort. On a aussi le fait qu’elle fait évoluer vers le sacerdoce universel, qui a suscité un anticléricalisme fort ; les abus des clercs dans la fortune et la diffusion plus facile de la Bible imprimée.

Il y eu plusieurs types de réformes comme le zwinglo-calvinisme et l’anglicanisme, la première est luthérienne. Elle vient de Martin Luther (1483-1546), au départ moine augustin, chercha le salut et par la justification par la foi. Il dénonce alors la pratique de la vente d’indulgences, permettant d’obtenir ce salut éternel plus rapidement contre monnaie pour l’Eglise. Il critiqua aussi le fisc romain exploitant la crédulité des fidèles, dans le but de s’enrichir. C’est ce qu’il dénonce, en 1517, lorsqu’il publie ses 95 thèses, montrant le début de la Réforme. Elles connurent un énorme succès, porté par l’imprimerie, l’ouvrage faisait office de manifeste libérateur. Le cœur de sa doctrine se base sur le salut par la fois de saint Paul, énoncé dans l’Epitre aux Romains. Pour avoir refusé une invitation à Rome et pour ses propos, l’homme est excommunié en 1521, puis sera protégé par Fréderic de Saxe.

Cette réforme progressait à grands pas, sur les territoires princiers et dans les villes, comme le landgrave de Hesse, la Poméranie, le Wurtemberg et bien d’autres dans l’Empire. Mais cette vision dépassa bientôt le monde germanique, elle fut acceptée au Danemark notamment grâce à la prédication de Jean Tausen. Les idées luthériennes sont aussi passées par les pays baltes, la Finlande, en Suède, mais pas au pays bas, devant la concurrence calviniste.

Cette dernière nait de Jean Calvin, né 25 ans après Luther, il est un des plus grands réformistes, dans le but de réorganiser et structurer de manière théologique la nouvelle église. Son courant est différent en bien des points de son prédécesseur concernant l’éthique et le sacrement. Il exerça une influence sur le jeune roi d’Angleterre Edouard VI, souverain qui provoqua en 1534 un schisme avec Rome. C’est avec la reine Elisabeth I que l’anglicanisme se révèle, un protestantisme plus modéré.