Les naufragés du temps
L’homme ouvrit un journal. Il semblait vieux de cent ans, mais les pages ne s’effritaient pas lorsqu’il ouvrait la revue. Il lisait, toujours en marmonnant, les yeux grands ouverts. Florian ne disait rien, mais lisait le journal en même temps que le savant. Tous deux étaient aussi concentré l’un que l’autre dans leur lecture. Silencieux, ils lisaient tranquillement, jusqu’au moment où Florian cria :
« Je sais, j’ai trouvé ! »
Il semblait tellement excité que Marine tenta de le calmer. Le savant le regardait étrangement et dit :
« Jeune homme, qu’as-tu trouvé ?
-Un remède, vous me sauvez la vie !
-De quel remède parles-tu, le questionna-t-il ?
-D’un remède pour ma grand-mère, elle est en fauteuil roulant depuis quelques jours.
-Vous dîtes que c’est elle qui est atteinte de l’épidémie d’Alfred ?
-Je ne sais pas. »
Le savant lui expliqua tout. L’état de leur grand-mère venait d’une épidémie africaine vraiment très vieille. L’homme était chercheur et travaillait là-dessus. Pour lui, leur grand-mère était un spécimen rare auquel il ne fallait pas toucher. Cette maladie ne pouvait pas être supprimée : le remède n’existait plus depuis la disparition de la maladie. Florian redevint soudain aussi déprimé qu’au début. Leur
grand-mère ne pouvait pas être sauvée. Comment avait-elle pu attraper cette maladie ?
Florian et Marine décidèrent d’emmener le savant, Eugénie Pacôme, dans la maison de leur grand-mère afin qu’il la guérisse.
3
La contamination
Ils descendirent du train. L’air était meilleur dehors et malgré le peu de temps, les trois nouveaux amis respirèrent cet air sain de la campagne.
Eugénie descendit avec les enfants. Un chauffeur de taxi attendait déjà les enfants. Leur grand-mère avait déjà payé pour eux, mais pas pour le savant. Alors il paya sa part et monta dans le taxi avec ses compagnons de route.



