Zéphyr et le vent

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Zéphyr et le vent

Zéphyr n’aimait ni l’eau, ni la terre, ni le feu. Mais il adorait le vent.

Son plus grand rêve était de voler dans les airs comme un oiseau. Voler haut dans le ciel bleu, par-dessus les nuages.

Ça devait-être agréable de glisser dans le vent ! De le sentir s’engouffrer dans ses vêtements et décoiffer ses cheveux ! De voir tous les beaux paysages de la Terre d’en haut, sans avoir à monter dans un avion ou un hélicoptère !

Zéphyr décida de capturer le vent. Selon lui, seul le vent pouvait l’aider à réaliser son rêve. Et pour ça, il devait trouver le moyen de l’enfermer.

Zéphyr se mit à réfléchir aux endroits où il y avait le plus de vent.

Au bord de l’océan. Le vent jouait avec les cerfs-volants.

Sur le toit des maisons. Le vent faisait tourner les girouettes à en perdre la tête.

Sur le linge dans le jardin. Le vent soufflait dessus pour qu’il sèche.

Zéphyr décida d’attendre là. Il attendit le matin. Il attendit le soir. Puis encore un matin. Puis encore un soir. Et puis une semaine. Et même tout un mois.

Puis un jour, alors qu’il n’y croyait plus, le vent se mit à souffler très fort. Si fort que toute la maison se mit à trembler. Les feuilles et les branches des arbres en étaient toutes secouées. Les fenêtres et les volets grinçaient. Zéphyr comprit qu’il allait capturer le vent aujourd’hui. Il descendit dans le jardin, un bocal à la main.

Il alla près de la corde à linge. Ses parents y avaient étendu ses vêtements. Zéphyr s’assit dans l’herbe et regarda les chemises et les pantalons secoués par le vent. Il se mit à réfléchir. C’était bien beau de vouloir capturer le vent. Mais comment faire ? Peut-être en lui demandant gentiment ?

Zéphyr se leva et ouvrit son bocal en criant :

  • Vent ! Vent ! C’est moi Zéphyr ! Es-tu là ? M’entends-tu ou pas ? Mon plus grand rêve est de voler, pourrais-tu m’y aider ? S’il te plaît !